sionisme.net
Plus d'un an d'absence sur la même page, je fais fort quand même. Pas grand chose à dire, depuis trop longtemps. Je n'ai pas vraiment partagé mes états d'âme ici, de toutes façons.
Je suis toujours en Cinema à Censier. Une Fac. De la théorie qui fait passer le temps. De quoi se dire : au moins je fais quelque chose. C'est un peu de la poudre au yeux. La Fac détient, tout de même, un coté "Garage". Une sorte de Stase. C'est pas la bas qu'on apprendra un métier. Ils ont été clair là dessus. Je ne me faisait pas d'illusions non plus. J'ai pas envie d'un métier. Je veux une passion. Un truc qui m'éclate. Je ne me vois pas dans la vie active. J'y avais pas pensé avant, et c'était peut être mieux. L'absence de question évitait l'absence de réponse.
D'un coté, on nous dit d'attendre, qu'on est trop jeune. De l'autre, que l'on est pas expérimenté. Et par là, c'est quand est-ce que tu trouves un boulot? Le permis? L'appart? Et qu'on a tout notre temps. J'pense qu'il faut attendre aussi, mais pas dans cette attente où je suis en ce moment. Ce qu'il y a de bien avec le temps qui passe, c'est les rencontre qu'il amène et emporte avec lui. C'est pas en restant sur le net que ça va se faire. Et pourtant. J'aime ce net.
Dernièrement, je suis à fond sur un forum RPG sur Naruto. Un véritable accro. Nindo No Shinobi, si ça vous interesse. Le titre est vraiment ponpeux, mais bon... Ils ont du créer ça dans leurs préadolescences. Faut les excuser.
Comme quoi pas grand chose. Des projets inaboutis par ci, par là. J'écris Ocarina épisodiquement. Pas vraiment suivit tout ça. N'est -ce pas Engue?
C'est un pale matin sur la cité des brumes. Le port est napé de cette crême grise caractéristique, l'aube. Il fait froid, et mouillé. Le crachin est comme suspendu, une rosée ne trouvant nul fleur. Le pavé se fait sombre par endroit. Des sans abris reniflent dans un coin. Sale temps à rester dehors. Le soleil n'apparait pas. L'heure est de pierre, stoïque. Bientot, l'horloge frapera ses six coups, et la ville s'éveillera entière. Grouillante comme une fourmillière. Et l'on mangera le pain. Et l'on helera le batelier. Nous sommes à Charmescale.
Les roues de la calèche tréssautent, cliti cliti se réverbant dans l'Impasse du Cueille-Salamandre. Du boucan dans la Maison du fond de la cour. Elle se fait peau neuve. Bientot, elle sera prête bientot. C'est ce qu'il se dit lorsque son soulier cogne le marche pied, métalique. Il n'aime pas cette froideur. Le grinçant de l'acier. Tant pis. Il transporte dans sa malle de quoi changer le monde. Celui-ci ne l'a pas attendu, certes. Mais c'est une première. Un début. Ou un prologue. Oui, encore un prologue. Le premier acte viendra.
Il sourit. C'était devenu rare. Il sourit à sourire. L'avenir est ici, au Ceuille Salamandre. Personne n'y avait songé. Surprise.
Il ouvre la malle, il y a plusieurs pots, bien fermés. Il s'accroupit, regarde minutieusement chaque étiquette. Celles là seront parfaites. Il ouvre le recipient de terre cuite, plonge sa main. Il en sort deux graines. Il les plante dans les bac de terre prevu pour. D'un coté, et de l'autre, de la porte. Il recule et voit. Il voit le lendemain, et après. Il voit les espoirs, les peines, les épreuves. Il immagine tout ça, son coeur se sert. La mission.




